Je m'appelle Armand.
J'ai grandi dans les Alpes, et étudié l'ingénierie dans les ruines d'une abbaye millénaire.
Un beau jour, avant de partir voyager en Chine, j'ai acquis mon premier appareil photo et lu mes premiers livres sur le sujet.
Ce jour a tout changé.
Mais ça, je ne le savais pas.
Sur le moment, j'ai juste compris qu'en ce qui me concerne, photographier est un régal.
Depuis ce jour et pendant 13 ans, j'ai photographié pour moi.
Par plaisir, par curiosité.
En loisirs comme au travail ; en alpinisme comme en ville.
Mon appareil est resté inséparable de moi sur les sentiers de randonnée de Nouvelle-Zélande et de Suisse, où j'ai travaillé.
Puis l'envie d'aller plus loin et l'amour des plongeons dans le vide m'ont poussé vers l'Antarctique.
J'ai travaillé pour l'Institut Polaire Français, d'abord aux mythiques îles Kerguelen.
Ce furent 13 mois d'une intensité inégalable, de subjugation quotidienne devant les paysages et la faune, de béatitude devant la force et la créativité de la nature et de moments inoubliables avec les membres de l'équipe.
J'y ai fermement et définitivement attrapé le virus des régions polaires.
Alors, lorsque 2 ans plus tard on me proposa de devenir le responsable technique de la station Concordia perchée à 3200 mètres d'altitude au coeur du continent blanc, je répondis "oui" avant même de réfléchir.
C'était il y a plusieurs années. Mais je ne me suis toujours pas remis de l'infinie beauté de ce lieu et de l'intensité de cette aventure humaine.
Entre-temps, j'ai découvert une partie des Etats-Unis en marchant 4300 km dans ses montagnes de la côte Ouest. Une randonnée de 6 mois appelée Pacific Crest Trail.
Une périple extraordinaire dans une nature somptueuse, des espaces infinis, et des rencontres Ô combien enrichissantes.
Nul besoin de préciser que pendant tout ce temps, mon appareil photo est resté accroché à mon cou.
Aujourd'hui, je vis dans un coin sauvage des Pyrénées.
Avec ma conjointe glaciologue rencontrée en Antarctique, nous avons rénové nous-mêmes une bergerie en pierre pendant deux ans.
Nos voisins sont la forêt et les animaux.
Puis en 2025, nous avons décidé de vivre de ce qu'on aime vraiment.
Une belle sortie de nos zones de confort, et nous n'avons aucun regret !
"Le photographe a l'immense privilège d'être constamment à la recherche du beau."
Cette phrase est de moi.
Et elle est fausse.
Cet insecte est un Bombyle, pas un moustique 😉
Chercher (et trouver) le beau est au contraire à la portée de tout le monde : nul besoin d'une compétence particulière.
Et croyez-moi, notre planète en est remplie.
En quantité inépuisable, de surcroît.
Pourquoi je photographie ?
Eh bien, principalement pour partager avec le plus grand nombre de personnes toute cette beauté qui nous entoure, et répandre les effets hautement positifs de son observation.
Ensuite, pour immortaliser des instants qui, par leur nature éphémère, seront voués à ne devenir plus qu'un souvenir dès l'instant suivant.
Enfin, par envie de créer des images chatoyantes et agréables à regarder dont le simple visionnage donne envie de sourire et d'être bien.
Un peu comme du sucre pour le cerveau.
Voilà pourquoi je photographie.
Et voilà pourquoi j'aimerais photographier pour vous.
Je fais les choses (un peu) à l'ancienne.
Les flous d'arrière plan crémeux et délicats ?
C'est grâce à mon matériel :
des objectifs exceptionnels âgés de 30 à 70 ans, montés sur un appareil numérique moyen-format.
Une combinaison atypique de matériel donnant un rendu singulier.
Voyez cela comme un doux mélange entre la haute technologie contemporaine et le charme de l'époque argentique.
Car chacun de mes objectifs a sa signature, sa 'patte' qui le rend unique.
Et comme ils n'ont pas de bague de zoom, je dois soit me déplacer, soit changer d'objectif pour zoomer.
Une contrainte qui m'oblige à être pointilleux sur le choix du point de vue et de la composition de l'image.
Pour chaque cliché, je réalise la mise au point ainsi que tous les réglages, 100% manuellement.
De mon point de vue, cette contrainte apparente est un bénéfice :
elle me permet d'explorer des manières insoupçonnées de photographier, et de vraiment réfléchir chaque photographie.
Et l'IA ?
Pas fan.
Je n'aurai déjà pas assez d'une vie pour explorer toutes les possibilités créatives sans passer par cet outil particulièrement énergivore.
Et je préfère passer du temps dehors plutôt que devant mon ordinateur.
Donc je passe mon chemin.
J'aime mériter une image plutôt que la faire faire.
Et vous méritez de telles photographies.